Désir et discipline
Par Trina Mounier
Les travaux de fin d’études, notamment ceux des élèves de l’Ensatt, sont généralement prometteurs, mais il leur reste souvent quelque chose d’inabouti… Ce n’est pas le cas de « Grand battement » dont la maturité et la maîtrise ont frappé le public.

Glaçant !
Par Trina Mounier
La metteure en scène Claude Leprêtre et son Collectif 70 ont fait une sortie de résidence remarquée et remarquable, malheureusement discrète, en raison de la fermeture des représentations au public. Pour leur second spectacle (nous n’avions pu voir « Le Retour de Pinter »), ils ont choisi deux courtes pièces de Lars Norén. Des huis clos saisissants.

S’ouvrir à l’invisible
Par Trina Mounier
Les spectacles de La Cordonnerie sont si malins, ingénieux, gorgés de références et sans pose aucune que, pour ma part, je m’y rends les yeux fermés. Du moins jusqu’au lever de rideau. Ensuite, je les garde écarquillés pour ne pas en perdre une miette. « Ne pas finir comme Roméo et Juliette » est incontestablement le plus abouti.

Démesuré, truculent, héroïque 
Par Trina Mounier
Albert Cohen a quelque peu disparu des affiches. Pourtant, quelle plume et quel portraitiste d’une société disparue ! Olivier Borle s’empare avec brio d’un roman particulièrement riche et vivant, « Mangeclous ». Avec une bande d’acteurs brillantissimes qui ne boudent pas leur plaisir.

Tiphaine Raffier, l’urgence absolue
Par Trina Mounier
Elle aurait dû être présente au Festival d’Avignon. Sa programmation au TNP de Villeurbanne en ce début janvier vient d’être repoussée à la saison prochaine. Il va donc falloir patienter pour découvrir la très jeune et brillantissime Tiphaine Raffier. Elle signe avec « La Réponse des Hommes » un spectacle d’une grande maîtrise, magnifique et bouleversant.

« De Vilar à Bellorini »
Par Trina Mounier
C’est une toute petite exposition qui surplombe l’immense hall d’entrée du TNP de Villeurbanne. Quelques mètres carrés vitrés qu’on voit d’en bas en arrivant et, dans cet écrin, des pièces rares qui permettent de revenir à l’origine du TNP, comme autant de fils directeurs d’une sorte de filiation à laquelle Jean Bellorini semble être attaché.

Risque du désir, désir du risque
Par Trina Mounier
Véronique Bettencourt est une artiste singulière aux talents multiples dont les dernières créations flirtaient avec le documentaire, le questionnement philosophique et l’enquête. Elle revient au texte littéraire aux côtés de Stéphane Bernard, immense passeur de textes et acteur de haute volée. Ensemble ils portent haut « Le Funambule » de Jean Genet.

24 heures de la vie d’une femme
Par Trina Mounier
Avec « Suzy Storck », Magali Mougel signe, dans une langue charnelle, acérée, crue, violente, une tragédie magnifique et bouleversante que Simon Delétang monte dans une forme chorale sobre et distanciée. Dans le rôle-titre, Marion Couzinié confère toute sa densité à cette femme silencieuse.

Éloge de l’épure
Par Trina Mounier
Il n’en finit pas de gommer tout le superflu, tous les artifices, fussent-ils créateurs de beauté. Pour Peter Brook, le théâtre doit être nu. Pour permettre à l’émotion et à la vérité de surgir. Avec « Why ? », il s’en approche jusqu’à l’effleurer, maintenant le public dans une attention qui ne se laisse pas distraire, presque douloureusement concentré.

« Créer une nébuleuse de théâtre » 
Par Trina Mounier
Cette grande artiste est déterminée et modeste. Sylvie Mongin-Algan a créé des spectacles qui ont fait date et formé des générations de jeunes comédiens au sein d’un dispositif original. Elle a en outre participé à un collectif d’artistes qui s’est vu confier, par la Ville de Lyon, la direction d’un théâtre. Toujours dans la discrétion.

« Nous avons besoin de faire silence »
Par Trina Mounier
Il devait accueillir quelques-uns des artistes les plus prestigieux d’aujourd’hui : Julien Gosselin, Romeo Castellucci, Ivo Van Hove, Krzysztof Warlikowski… Jean Varela, directeur du Printemps des Comédiens, aura eu le triste privilège d’être le premier directeur de festival de théâtre à annuler l’édition 2020.