Des sonnets qui nous parlent à l’oreille
Par Anne Cassou-Noguès
« Les Sonnets de Shakespeare » mettent en scène une Norah Krief métamorphosée par la musique qui la traverse et les mots du poète anglais traduits par Pascal Collin.

Un puissant avertissement
Par Michel Dieuaide
Interprété par Lars Eidinger, le personnage de Richard III emporte tout sur son passage dans une mise en scène vigoureuse de Thomas Ostermeier dédiée à son exceptionnel talent.

Dans le regard de l’autre
Par Michel Dieuaide
Oser créer son propre « António e Cleópatra », tel est le pari risqué du metteur en scène portugais Tiago Rodrigues et de ses deux interprètes danseurs et chorégraphes, Sofia Dias et Vitor Roriz. Mais pari fascinant.

Promesses non tenues
Par Trina Mounier
La cour d’honneur, le directeur du Festival, la pièce mythique du répertoire, tous les ingrédients étaient réunis pour faire de cette soirée un moment inoubliable. On attendait Py au tournant. Homme de défis, il n’a pas su éviter toutes les chausse-trapes.

Une bien belle nuit d’été
Par Trina Mounier
Les Nuits de Fourvière commencent cette année sous les meilleurs auspices. Non seulement le programme est alléchant, mais la météo, une fois n’est pas coutume, maintient un ciel d’azur et permet aux spectateurs ravis d’admirer la tombée de la nuit sur les vénérables ruines.

Macbeth à la Moulinette portugaise
Par Trina Mounier
Une des tragédies les plus sanglantes et les plus horribles de Shakespeare transformée en comédie délirante pour trois comédiens et en une heure vingt chrono, voilà qui est inédit… Et réussi !

Ma nuit avec Richard
Par Sylvie Beurtheret
On peut tout se permettre avec Shakespeare ! Avec l’insolence de ses 28 ans, Margaux Eskenazi s’est attaquée au dantesque « Richard III », accouchant d’une loufoquerie tragique et esthétique qui décoiffe. On adore ou on déteste. Mais on ne sort pas indemne de ce feu d’artifice d’intelligence.

Immense Michel Papineschi
Par Vincent Morch
Après le succès de « Marie Tudor » en 2011, Pascal Faber et la Compagnie 13 reviennent au Lucernaire avec une adaptation du « Marchand de Venise », une œuvre problématique du répertoire shakespearien. Comment, en effet, mettre en scène le juif usurier Shylock sans se laisser happer par certains clichés antisémites véhiculés par la pièce ? Grâce à une fantastique interprétation de Michel Papineschi, ce personnage piégé révèle une fascinante profondeur humaine, et emporte le spectateur au bout de l’émotion.

« Henry VI » de Thomas Jolly : l’éclatante saga d’une nuit d’été
Cédric Enjalbert
Thomas Jolly allume au Festival d’Avignon la ferveur du public avec une saga shakespearienne haletante, dont il rassemble pour la première fois tous les épisodes : son « Henry VI » en dix-huit heures ravive la foi dans la puissance du théâtre. Il ravigote le spectateur.