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« Sélection cirque et danse 2019-2020 »

La rentrée cirque et danse

Par Léna Martinelli
Les Trois Coups

Guidée par notre goût pour la diversité des genres et l’audace des formes, voici quelques propositions où performance physique rime avec créativité.

En septembre, plusieurs festivals de cirque permettent souvent de profiter de l’été indien, d’autant qu’ils invitent des compagnies de rue. Commençons par Cergy soit ! dont la programmation est encore de haute tenue, cette année. Ce rendez-vous attendu de la rentrée culturelle francilienne fait la promotion d’une culture ouverte et accessible à tous, autour d’un rassemblement populaire et d’une offre artistique de qualité. Pendant trois jours, il accueille une cinquantaine de compagnies professionnelles avec 150 représentations gratuites qui rassemblent plus de 40 000 spectateurs, avec de nombreux projets participatifs qui réenchantent l’espace public.

Encore du cirque sous toutes ses formes, avec Village de Cirque ! Fortement impliqué dans le sud de Paris et plus particulièrement dans le 13arrondissement depuis sa création, De Rue et De Cirque (2r2c) pose traditionnellement ses chapiteaux sur la pelouse de Reuilly. Pour cette 15édition, le programme est alléchant avec notamment les Dodos du P’tit Cirk.

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Jours [et nuits] de cirque(s) © DR

En attendant CIRCa, festival du cirque actuel à Auch, fin octobre, Jours [et nuits] de cirque(s) nous plonge dans l’innovation transdisciplinaire. Au programme de cette 7édition, des compagnies de cirque venues de tous les continents, de toutes les esthétiques : Cie Les singuliers (Entre), Zampanos (le Petit Cercle boiteux de mon imaginaire), Cie Microsillon (Urban et Orbitch), Cie Fheel Concepts (Hold on), Yoann Bourgeois (Fugue VR), Akoreacro (Dans ton cœur)…

Le CIAM avait accueilli leur tout premier chapiteau en 2013, où Akoreacro avaient emporté le public à grand coup de Klaxon. Ces acrobates se posent (si l’on peut dire !) à nouveau au CIAM pour les premières représentations de leur nouvelle création dans le sud-est. Cirque de haut niveau, musique live… Les ingrédients qui ont fait leur succès sont toujours au rendez-vous, accompagné cette fois sur une mise en scène de Pierre Guillois.

À La Villette, Johann Le Guillerm présente l’acte 2 de Secret, la partie spectaculaire de son projet Attraction qu’il déploie depuis près de vingt ans sous des formes diverses (lire la critique ici). Il le définit comme « une utopie, l’affirmation que le monde peut être réélaboré par soi-même pour ne pas le subir mais mieux l’éprouver, le penser, le vivre ». Malgré les années, le mystère de Secret demeure insondable. L’œuvre défie le temps.

Dans son spectacle Hate, Laetitia Dosch, souhaite revenir à une relation plus essentielle à l’autre. Ayant beaucoup appris de la sagesse de l’animal, elle le fait parler, invente sa pensée et son regard sur notre espèce : « Hate est un conte, une fable sombre où il est donné un peu plus de liberté que d’habitude à une femme et un cheval ». Ce succès de la saison passée est repris au Monfort.

Danse à tous les étages

Le Festival d’Automne à Paris a construit des histoires au long cours avec les plus grands artistes de notre temps. Parmi eux, l’un des plus importants chorégraphes du XXème siècle, Merce Cunningham. Son « œuvre n’a cessé de repousser les frontières de la danse comme du spectacle vivant, de la musique et des arts plastiques », écrit Emmanuel Demarcy dans l’édito de cette 48édition. Au Châtelet, à Chaillot, à l’Espace Cardin, une foison de compagnies célèbre donc le maître qui aurait eu 100 ans cette année. Une digne rétrospective de son œuvre.

Quant à l’histoire entre La Ribot et le festival, elle s’écrit depuis quinze ans. Figure emblématique de la nouvelle danse depuis le milieu des années 1980, la chorégraphe crée des œuvres scéniques au statut mouvant, se jouant des traditions. Le portrait qui lui est aussi consacré invite à un parcours entre musées et plateaux de théâtre.

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« Shazam », dans le cadre de « Tout doit disparaître », de Philippe Decouflé © Quentin Bertoux

Philippe Decouflé et sa compagnie DCA revisite 35 ans de carrière en investissant Chaillot, du foyer aux coulisses, avec un parcours ponctuée d’extraits de ses pièces. Un cadavre exquis pour quarante danseurs, comédiens, acrobates et dix musiciens. La déambulation peut prendre de quatre à cinq heures (lire la critique ici).

Autre grand chorégraphe, Angelin Preljocaj maîtrise encore un peu plus son art avec Winterreise interprété en live. « Les 24 lieder de Schubert composent une atmosphère intime que je voudrais partager au cours de ce Voyage d’hiver, qui en fait est celui de la vie. Je l’imagine comme un jardin d’hiver, mais où les prémices des saisons à venir sont aussi présentes. Une sorte de laboratoire expérimental de la vie », explique l’artiste. Une partition en noir et blanc du Ballet Preljocaj au Théâtre des Champs-Élysées début octobre, dans le cadre d’une belle tournée avec des dates dans toutes la France, pendant que celle de Gravité (lire la critique ici) se poursuit.

Événement majeur de cette rentrée, la dernière création d’Akram Khan a été présentée par le Théâtre de la Ville au 13ème Art. Un choc ! Outwitting the devil avait déjà médusé le public de la Cour d’honneur du Festival d’Avignon, en cherchant à dompter le Temps, ce diable. La tournée européenne (notamment en Belgique) a commencé (avec de trop rares représentations en France).

On se consolera donc avec Xenos, pour lequel le chorégraphe se plonge dans les archives de ces hommes qui firent la grande guerre. Un solo à ne pas manquer en décembre à La Villette (toujours programmé hors les murs par le Théâtre de la Ville). Un hommage qui s’annonce saisissant, car il ressuscitera la mémoire perdue des Cipaye, ces soldats indiens envoyés en masse par l’Empire britannique dans les tranchées, pendant la Guerre de 14-18.

Pour changer des spectacles

Mettre en ligne, chaque jour, une minute de danse auto-filmée, c’est le pari de Nadia Vadori-Gauthier, un sacerdoce né du choc provoqué par l’attentat contre Charlie Hebdo. Une minute de danse par jour : un pari fou qui totalise plus de 1 700 minutes. Depuis 2015, la chorégraphe évolue chaque jour dans des environnements différents, avec des gens divers, usant de multiples matériaux. Ses danses parfois traversées d’échos violents de l’actualité distillent une douceur infinitésimale dans la ville et nos espaces du quotidien. Ce geste poétique et engagé déplace le regard, invitant à rêver autrement le monde. De cet acte de résistance insolite, Jérôme Cassou a réalisé un documentaire, Une joie secrète, sorti en salles le 11 septembre.

Parce que les spectacles se complètent volontiers par la lecture d’ouvrages, signalons la réédition chez Flammarion du Guide de Philippe Noisette avec les photos de Philippe Laurent. Présentation de vingt chorégraphes phares et des « Maîtres à danser », dates repères, et mots clés émaillent une réflexion vive permettant d’approcher la danse contemporaine en toute sérénité.

Le journaliste Philippe Verrièle, dont on avait beaucoup apprécié Danser la peinture, vient de publier, aux Nouvelles éditions Scala, la série Regardez la danse !, qui « permet d’apprendre à mieux regarder et invite à se débarrasser des préjugés », selon les mots de l’auteur. Une multiplicité des points de vue sur le sujet, destiné aussi bien au public amateur de danse qu’aux professionnels : « Qu’est-ce que la danse ? » ; « Qu’est-ce qu’un chorégraphe ? » ; Qu’est-ce qu’un danseur ? » ; « Quel sens à la danse ? » ; « Peut-on écrire la danse ? ». « Il fallait en venir aux mots », écrit Philippe Verrièle dans sa postface. Indispensable ! 

Léna Martinelli


Cergy soit ! • Cergy-Pontoise, du 20 au 22 septembre 2019 • Plus d’infos ici

Village de Cirque, 15édition • Pelouse de Reuilly, du 13 au 22 septembre 2019 • Plus d’infos ici

Jours [et nuits] de cirque(s), 7édition • Aix-en-Provence, du 26 au 29 septembre 2019 • Plus d’infos ici

CIRCa – Festival du cirque actuel, 32eédition• CIRCa, Pôle national cirque à Auch, du 18 au 27 octobre 2019 • Plus d’infos ici

Secret (temps 2), de Johann Le Guillerm • La Villette, Espace Chapiteaux, du 24 septembre au 20 octobre 2019 • Plus d’infos ici

Hate, tentative de duo avec un cheval, de Laetitia Dosch • Monfort, du 25 au 28 septembre et du 1er au 4 octobre 2019 • Plus d’infos ici

Portrait de Merce Cunningham • Châtelet, Chaillot, Espace Cardin, dans le cadre du Festival d’Automne à Paris, du 28 septembre au 21 décembre 2019 • Plus d’infos ici

Portrait de La Ribot, Centre Pompidou, au CND, au Centquatre et à l’Espace 1789 de Saint-Ouen, du 14 septembre au 16 novembre 2019 • Plus d’infos ici

Tout doit disparaître, de Philippe Decouflé • Théâtre national de Chaillot, du 27 septembre au 6 octobre 2019 • Plus d’infos ici

Winterreise, d’Angelin Preljocaj • Théâtre des Champs-Élysées, dans le cadre de Transcendanses, du 3 au 5 octobre 2019 • Plus d’infos ici

Outwitting the devil, d’Akram Khan • Grand Théâtre de Provence, Aix-en-Provence, les 29 et 30 novembre 2019 • Plus d’infos ici • Tournée complète ici

Xenos, d’Akram Khan • Grande Halle de la Villette, du 12 au 22 décembre 2019 • Plus d’infos ici

Le Guide, de Philippe Noisette, photographies de Philippe Laurent, Flammarion, septembre 2019, 224 pages, 19,90 € • Plus d’infos ici

Regardez la danse, de Philippe Verrièle, nouvelles éditions Scala, 2019, 80 pages, 8 € chaque volume • Plus d’infos ici

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« Sélection de la rentrée théâtrale 2019-2020 »

La rentrée théâtrale

Par Léna Martinelli
Les Trois Coups

Pour cette sélection de rentrée, concentrons-nous sur quelques pièces car, on ne va pas s’en plaindre, les propositions foisonnent. Mais pour commencer, signalons une commémoration : le Lucernaire a fêté ses 50 ans ce week-end.

Toutes les générations s’y côtoient grâce à une programmation éclectique. Si le lieu a su, au fil du temps, se développer en créant une école de théâtre, une section tournée, Le Lucernaire est resté le même : depuis ses débuts, c’est une ruche, un vivier de talents. D’ailleurs, le Prix Lucernaire Terzieff De Boysson récompense chaque année une création contemporaine. De nombreux comédiens ou humoristes ont commencé là-bas par jouer : Laurent Terzieff, Gérard Depardieu, Michaël Lonsdale, Sylvie Joly, Dany Boon, Michel Boujenah, Judith Magre, Claude Piéplu, ou encore Denis Lavant. L’exposition 1969-2019 : 50 ans d’émotions, visible dans la galerie jusqu’à la fin de l’année, retrace quelques-uns de ces moments mémorables.

Des classiques intemporels

Ne surtout pas manquer les super productions, dont deux inspirées par l’indémodable Feydeau : La Puce à l’Oreille, dirigée par Lilo Baur avec la troupe étincelante de la Comédie-Française et La Dame de chez Maxim, mise en scène par la talentueuse Zabou Breitman (lire la critique ici), avec une belle distribution (Lea Drucker, Micha Lescot, André Marcon…), au Théâtre de la Porte Saint-Martin, qui frappe fort cette saison.

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« Mademoiselle Julie », mise en scène de Julie Brochen © © Christophe Raynaud de Lage / Hans Lucas

Décidément, le théâtre privé monte de plus en plus de classiques ! Pour sa deuxième saison, La Scala fait aussi l’évènement avec une nouvelle version de Galilée, de Brecht, mise en scène par Claudia Stavisky, avec Philippe Torreton dans le rôle titre. Par ailleurs, saluons la reprise de deux grand succès récents : Mademoiselle Julie, de Strindberg, mise en scène de Julie Brochen, avec la rayonnante Anna Mougladis, à l’Atelier, et Tchekhov à la folie, de Jean-Louis Benoît, au Poche Montparnasse, dont la programmation de Stéphanie Tesson et Charlotte Rondelez est à suivre de près.

Dans la Demande en mariage ou L’Ours, l’auteur russe, étonnamment farceur, fait preuve d’une violence grotesque incomparable. On découvre un féroce humoriste. Le rythme endiablé, la cocasserie des situations, la folie de ces personnages nous emportent loin du Tchekhov « chantre des crépuscules ».

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« Le Présent qui déborde », d’après Homère, mise en scène de Christiane Jatahy

En diptyque comme en approfondissement d’Ithaque (créé en 2018), Christiane Jatahy (artiste associée au Centquatre) revient à Homère pour s’emparer de la tragédie des migrations contemporaines et de la résurgence des nationalismes dans le Présent qui déborde (au Centquatre, avec l’Odéon – Théâtre de l’Europe). L’Odyssée symbolise toutes les grandes aventures humaines. Blandine Savetier a, quant à elle, choisi de la traverser pour questionner notre rapport au héros aujourd’hui. Au-delà du style épique, elle entraînera les spectateurs du Pavillon Villette dans cette épopée fondatrice en leur faisant entendre son actualité, sous forme de feuilleton théâtral, comme elle l’a fait à Avignon cet été.

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« L’Île des esclaves », mise en scène de Jacques Vincey © Christophe Raynaud de Lage

Avant une grande tournée, Jacques Vincey crée l’Île des esclaves, de Marivaux, au Théâtre Olympia, CDN de Tours qu’il dirige, tandis que l’excellente version du Misanthrope, d’Alain Françon poursuit sa route (lire la critique ici). Pour l’un comme pour l’autre, une dramaturgie passionnante et une esthétique élaborée.

Pièces contemporaines

Oui, les classiques auront toujours des choses à nous dire de nous-mêmes ! C’est sans doute pourquoi des créations contemporaines s’en inspirent. Au Théâtre du Soleil, Simon Abkarian revisite la tragédie grecque avec une Électre des bas-fonds de chair et de sang. Après les « tragédies de quartier » (Le Dernier Jour du jeûne et L’Envol des cigognes), une histoire de vengeance terriblement moderne.

Quelle est donc la rentrée à La Colline, dont la mission est justement de défendre les auteurs contemporains ? Alors que dans la petite salle, on peut voir Points de non-retour d’Alexandra Badea, laissons-nous tenter par Data Mossoul : Joséphine Serre interroge la puissance de l’écriture dans son rapport à l’intime, mais aussi à la mémoire, aux civilisations, au temps, à l’autre, à la vie, à la mort et à l’absence. Avec, en filigrane, la figure de Gilgamesh, roi mythique sumérien dévoré par le désir de trouver l’immortalité, et héros du premier récit de l’histoire de l’humanité (dont s’inspire aussi Akram Khan dans Outwitting the devil).

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« I am Europe », de Falk Richter © Jean-Louis Fernandez

Toujours du côté des institutions, l’Odéon programme à nouveau Falk Richter, l’une des personnalités théâtrales les plus en vue de ces dernières années. Dans I am Europe, le dramaturge allemand continue de mener ses recherches : quel sens donner à des concepts tels qu’origine, patrie, foyer, dans une communauté aujourd’hui en crise, menacée par un retour des nationalismes et des populismes ? À défaut de répondre, comment l’art peut-il répliquer ? La dernière mise en scène de Katie Mitchell ouvre aussi la saison de l’Odéon : Orlando de Virginia Woolf aborde la question passionnante de l’identité mouvante et énigmatique de l’individu, à travers un dispositif vidéo très dense. La pièce est servie par la troupe exquise de la Schaubühne.

Architecture, la fresque de Pascal Rambert chahutée à Avignon, tourne, elle aussi, à commencer par le TNB Rennes. Cette histoire tragique d’une grande famille autrichienne, juste avant la première guerre mondiale jusqu’aux prémisses de la seconde, se joue avec la fine fleur des comédiens français, dont Emmanuelle Béart, Anne Brochet, Arthur Nauzyciel, Stanislas Nordey, Denis Podalydès, Laurent Poitrenaux et Jacques Weber.

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« Art », de Yasmina Reza © Svend Andersen

Autre distribution trois étoiles : Charles Berling, Jean-Pierre Darroussin et Alain Fromager reprennent Art au Théâtre Antoine. De l’éloquence au service du rire ! Écrite en 1994 et traduite dans une quarantaine de langues, la pièce a été jouée et primée dans le monde entier. C’est l’un des plus grands succès du théâtre privé français.

Ce dernier, contrairement aux idées reçues, ne se limite pas au divertissement. En effet, il sait conjuguer humour et réflexion sur la société. La trilogie de Nicolas Lambert au Théâtre de Belleville en est un autre exemple, mais sur un sujet bien plus inquiétant. Les menaces sur la démocratie y sont déclinées à travers trois volets qui questionnent notre république et se proposent d’observer trois domaines régaliens : pétrole (bleu), nucléaire (blanc), armement (rouge) : Elf, la pompe Afrique ; Avenir Radieux, une fission française ; le Maniement des Larmes. On y court, car c’est instructif, sans être barbant, bien au contraire !

Junglebook-Robert-Wilson © Lucie Jansch

« Jungle Book », de Robert Wilson © Lucie Jansch

En ce qui concerne le jeune public, hormis la reprise de l’adaptation somptueuse du Livre de la jungle, de Robert Wilson au 13Art, ne pas manquer Oh Boy ! d’Olivier Letellier, au Monfort, auréolé par un Molière en 2010 (qui a déjà beaucoup tourné). Voilà une belle occasion pour des plus jeunes de se plonger dans l’histoire simple et bouleversante d’une fratrie, celle de Bart que rien ne prédisposait à devoir assumer une famille tombée du ciel. Un conte moderne qui soulève les questions de la normalité ou de la quête des origines en abordant, avec force et humour, les sujets délicats de la maladie ou de l’adoption. 

Léna Martinelli


1969-2019 : 50 ans d’émotions, exposition photo • Lucernaire, jusqu’à la fin de l’année • Plus d’infos ici

La Puce à l’Oreille, dirigée par Lilo Baur • Comédie-Française, du 21 septembre 2019 au 23 février 2020 • Plus d’infos ici

La Dame de chez Maxim, de Feydeau, mise en scène de Zabou Breitman • Théâtre de la Porte Saint-Martin, du 10 septembre au 17 novembre 2019 • Plus d’infos ici

Galilée, de Brecht, mise en scène de Claudia Stavisky • La Scala, du 10 septembre au 9 octobre 2019 • Plus d’infos ici

Mademoiselle Julie, de Strindberg, mise en scène de Julie Brochen • L’Atelier, du 1er octobre au 3 novembre 2019 • Plus d’infos ici

Le Misanthrope, de Molière, mise en scène d’Alain FrançonThéâtre de la Ville à l’Espace Cardin, du 18 septembre au 12 octobre 2019, au Théâtre national de Strasbourg du 16 au 21 octobre et du 4 au 9 novembre • Plus d’infos ici et ici

L’Île des esclaves, de Marivaux, mise en scène de Jacques Vincey • Théâtre Olympia, CDN de Tours, du 25 septembre au 5 octobre 2019 • Plus d’infos ici

Tchekhov à la folie, de Jean-Louis Benoît • Poche Montparnasse, depuis le 30 août 2019 • Plus d’infos ici

Électre des bas-fonds, de Simon Abkarian • Théâtre du Soleil, du 25 septembre au 3 novembre 2019 • Plus d’infos ici

Le Présent qui déborde, d’après Homère, mise en scène de Christiane Jatahy • Centquatre, du 1er au 17 novembre 2019 • Plus d’infos ici

L’Odyssée, d’après Homère, mise en scène de Blandine Savetier • Pavillon Villette, du 10 au 20 octobre 2019 • Plus d’infos ici

Data Mossoul, de Joséphine Serre La Colline – Théâtre national, du 18 septembre au 12 octobre 2019 • Plus d’infos ici

Points de non-retour, d’Alexandra Badea, La Colline – Théâtre national, du 19 septembre au 14 octobre 2019 • Plus d’infos ici

I am Europe, de Falk Richter • Odéon – Ateliers Berthier, du 19 septembre au 9 octobre 2019 • Plus d’infos ici

Orlando, de Katie Mitchell • Odéon, 6e, du 20 au 29 septembre 2019 • Plus d’infos ici

Architecture, Pascal Rambert • TNB Rennes, du 26 septembre au 5 octobre 2019 et aux Bouffes du Nord à Paris du 6 au 22 décembre • Plus d’infos ici et ici

Art, de Yasmina Reza, mise en scène de Patrice Kerbrat • Théâtre Antoine, du 26 septembre au 27 octobre 2019 • Plus d’infos ici

L’a-démocratie, de Nicolas Lambert • Théâtre de Belleville, du 7 octobre au 28 décembre 2019 • Plus d’infos ici

Jungle Book, de Robert Wilson • Théâtre de la Ville – 13Art, du 6 octobre au 8 novembre 2019 Plus d’infos ici

Oh Boy !, d’Olivier Letellier • Monfort, du 15 au 19 octobre 2019 • Plus d’infos ici

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Édito

C’est la rentrée ! 

Par Léna Martinelli
Les Trois Coups

Pas de clivage ! Théâtres public et privé, institutions et petites salles, lieux parisiens et en région… Les Trois Coups sont sur tous les fronts. Outre les créations, à privilégier bien sûr, plusieurs reprises font aussi notre bonheur.

Ne pas manquer notre sélection théâtrale, ni celle liée aux arts du cirque et de la danse. Que de découvertes ! Mais les festivals attirent aussi notre attention. L’incontournable Festival d’Automne à Paris en est à sa 48édition. À Laval et Changé, nous couvrons chaque année Le Chainon Manquant et, à Limoges, Les Zébrures d’Automne.

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« Joe 5 », de Duda Paiva Company, dans le cadre du festival mondial des théâtres de marionnettes © Studio Matusiak

Signalons le festival mondial des théâtres de marionnettes à Charleville-Mézières qui fête sa 20édition. Il propose un vaste panorama, depuis les formes marionnettiques traditionnelles jusqu’aux plus novatrices. C’est donc l’occasion d’assister à quelques reprises, comme celle, d’Incertain monsieur Tokbar du Turak Théâtre. Toutefois, ce sont les nombreuses créations internationales qui créent l’événement. Cette année, le focus sur le Théâtre de la Licorne permet de découvrir L’Homme qui rit, d’après Victor Hugo, et de revoir Sweet home, sans états d’âme ou Macbêtes, les nuits tragiques. Claire Dancoisne comme artiste fil rouge, on ne peut qu’approuver !

La-Traversée-de-Bordeaux-Métropole-boijeot-renauld-FAB


« La Traversée de Bordeaux Métropole », performance artistique et humaine de Laurent Boijeot et Sébastien Renauld, dans le cadre du Festival International des Arts de Bordeaux © DR

À suivre également de près, le Festival international des arts de Bordeaux (FAB) : 17 jours d’effervescence avec une trentaine de propositions sur scène et hors les murs, dont une traversée de Bordeaux métropole qui s’annonce passionnante. Axée sur l’international, autant que la création régionale, la programmation s’inscrit dans une démarche d’excellence artistique, toutes disciplines confondues. Le FAB se place ainsi parmi les grands festivals européens, novateurs et engagés.

Après les artistes du Proche et Moyen-Orient pour la première édition, les frontières en 2017, le thématique du paradis en 2018, la nouvelle édition s’intéresse aux supers héros. Un parcours de spectacles et de conférences autour de la thématique « We can be Heroes » a pour ambition de « permettre de trouver les ressorts de nos propres héroïsmes et de devenir les acteurs du changement ». De la création, des projets dans l’espace public, une démarche collaborative… Il n’en faut pas davantage pour attirer notre attention.

Célébrations tambours battants

Si les festivals rythment les saisons, d’autres temps forts créent l’événement : la réouverture haute en couleurs du Théâtre du Châtelet et celle du Théâtre Legendre, à Évreux.

Chatelet-inauguration © Thomas-Amouroux

Inauguration du Châtelet © Thomas Amouroux

Le Châtelet peut bien parader, avec sa grande salle, ses foyers et ses couloirs restaurés, modernisés, même s’ils conservent leur aspect d’origine. La cage de scène, elle aussi, a été entièrement refaite et équipée des technologies dernier cri. Cette plus grande rénovation, depuis sa construction en 1862, a nécessité deux ans et demi de travaux. Il fallait donc une célébration à la hauteur de la transformation. Le nouveau duo à la tête du lieu, Thomas Lauriot dit Prévost (direction générale) et Ruth Mackenzie (direction artistique), a imaginé un programme populaire car leur projet est d’ouvrir, enfin, l’institution au plus grand nombre.

Hormis le spectacle Parades, qui rendait hommage au ballet du même nom, composé et créé en 1917 au Châtelet, de nombreuses propositions gratuites ont réuni la foule. Au programme : après un grand défilé mené par des percussionnistes et des marionnettes géantes du Mozambique, Stéphane Ricordel a mis en scène une succession de numéros de cirque, avec les performances des acrobates Matias Pilet, Éric Bates et Tristan Nielsen, de la funambule Tatiana-Mosio Bongonga, d’Alexandra Royer, experte dans l’art du cerceau, tandis qu’Élisabeth Streb et les performeurs de sa compagnie Extreme Action, ont ensuite joué de la gravité. Enfin, devant et dans le théâtre, de nombreuses installations ont plongé les spectateurs dans la vie et l’univers excentriques d’Érik Satie, en collaboration avec l’Académie Fratellini.

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« Du sycomore à la scène », déambulation d’Ambra Senatore et Simon, Falguières, dans le cadre de l’inauguration du Théâtre Legendre à Évreux © DR

Autre bijou du patrimoine à admirer, le Théâtre Legendre à Évreux, entièrement rénové au bout d’un interminable chantier de 13 ans. Ce théâtre à l’italienne, datant de 1903, entre lui aussi dans une nouvelle ère, celle de la modernité. Sa réouverture coïncide avec la nomination de Valérie Barran, ancienne directrice du Tarmac, à la tête du Tangram, scène nationale Évreux-Louviers, dont les spectacles et concerts sont présentés dans plusieurs lieux : le Kubb, le Grand Forum, le Cadran et le Théâtre Legendre, donc.

L’inauguration est confiée aux deux artistes en résidence : Ambra Senatore, chorégraphe et directrice du Centre chorégraphique de Nantes, qui découvre le lieu ; ce regard extérieur sera complété par celui de Simon Falguières, auteur et metteur en scène de la Compagnie Le K, enfant d’Évreux. Leur carte blanche va prendre la forme d’une déambulation intitulée Du sycomore à la scène. Du 4 au 6 octobre, cette forme éphémère et unique invitera le public à redécouvrir ce lieu emblématique de la ville d’Évreux. La visite dansante, théâtrale et sensible révélera le passé de ces murs et imaginera aussi un avenir burlesque, enrichi par les souvenirs fantasmés des uns et des autres. 

Léna Martinelli


Festival d’Automne à Paris, 48édition • En Île-de-France, du 10 septembre au 31 décembre 2019 • Plus d’infos ici

Le Chainon Manquant, 28édition • Laval et Changé, du 17 au 22 septembre 2019 • Plus d’infos ici

Festival mondial des théâtres de marionnettes, 20édition • Charleville-Mézières, du 20 au 29 septembre 2019 • Plus d’infos ici

Les Zébrures d’Automne, 36édition • Limoges, du 25 septembre au 5 octobre 2019 • Plus d’infos ici

Festival International des Arts de Bordeaux, 4édition • Bordeaux métropole, du 4 au 20 octobre 2019 • Plus d’infos ici

Théâtre du Châtelet • Paris, inauguration du 4 au 15 septembre 2019 • Plus d’infos ici • Retrouvez le spectacle de réouverture en replay ici

Théâtre Legendre • Évreux, inauguration du 4 au 6 octobre 2019 • Plus d’infos ici

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Sélection de festivals en France

Cinq festivals musicaux pour bien démarrer la saison

Par Léna Martinelli
Les Trois Coups

Pourquoi attendre le 21 juin pour fêter la musique ? Avant la période estivale, riche en événements, nous sommes déjà sur les starting-blocks. Le printemps annonce l’éclosion de festivals roboratifs. Voici une petite sélection qui met la musique classique à l’honneur.

Après le Festival de Pâques à Aix-en-Provence, qui a donné le coup d’envoi des festivités, dès avril, relevons quelques grands rendez-vous immanquables avec deux manifestations qui ont su perdurer : tandis que le Festival international de Saint-Denis célèbre ses 50 ans, du 3 juin au 3 juillet, Les Flâneries Musicales de Reims fêtent leur 30édition du 19 juin au 20 juillet. Ces manifestations, par essence éphémères, qui atteignent des âges honorables, en pleine forme, amènent à s’interroger sur leurs atouts.

Alisa-Weilerstein-festival-saint-denis © Sebastien-Chambert

Alisa Weilerstein au Festival de Saint-Denis © Sébastien Chambert

Anniversaires de deux festivals emblématiques

Liant son développement à celui du territoire sur lequel il est né, le Festival international de Saint-Denis a su bâtir son succès dans le temps et son originalité sur deux points forts : la valorisation de lieux exceptionnels du patrimoine architectural dionysien et d’une ville populaire. Chaque année au mois de juin, la basilique royale de Saint-Denis et la Maison d’Éducation de la Légion d’Honneur accueillent des chefs d’orchestre et solistes internationaux, ainsi que des prestigieuses formations orchestrales parisiennes. Outre le partenariat avec Radio France, relevons cette année la présence de trois grands chefs internationaux : Sir John Eliot Gardiner, Esa-Pekka Salonen et Valery Gergiev, qui accompagnent le festival depuis de nombreuses années.

Autre belle occasion de sublimer le patrimoine, cette fois-ci rémois, à travers la musique : Les Flâneries Musicales de Reims. Comme chaque année, Reims se transforme en une scène géante et organise une cinquantaine de concerts dans une trentaine de lieux différents : les monuments classés au patrimoine mondial de l’Unesco, des caves de champagne d’exception, à la salle des fêtes de l’hôtel de ville, en passant par les parcs, les jardins mais aussi les nombreuses scènes culturelles de la ville.

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Flâneries musicales de Reims

Festival de l’Épau, écrin de la voix

Cet événement, qui existe depuis 36 ans, permet aux Sarthois de profiter de l’excellence des grandes scènes internationales à un prix abordable. Plutôt qu’une thématique, la directrice artistique du festival, Marianne Gaussiat, fonde son équilibre sur quelques principes : musique vocale et sacrée jouée par les plus grands ensembles à l’abbaye, lieu exceptionnel à l’acoustique parfaite ; musique de chambre et profane dans le dortoir aux moines, formidable écrin pour la musique de chambre et les récitals ; fin de soirées dans le Magic Mirror ; des before et after ouverts aux amateurs et aux métissages.

Au programme : Gautier Capuçon et Jérôme Ducros, Bertrand Chamayou dans un programme de musique française, le Trio Wanderer qui a carte blanche, l’Orchestre des Champs-Élysées dirigé par Louis Langrée dans une soirée consacrée à Ravel. Et bien-sûr, fidèle à sa réputation, le festival fait la part belle à la voix avec la fine fleur des chanteurs lyriques : la soprano Julia Lezhneva ; le contre-ténor Carlo Vistoli ; Capella Gabetta dans le Stabat Mater de Pergolèse ; la jeune soprano Clémentine Découture fêtant le bicentenaire de la naissance d’Offenbach ; Julien Behr et l’Orchestre de l’Opéra de Lyon dirigé par Pierre Bleuse ; enfin la toute jeune soprano Adèle Charvet, révélation de cette saison, qui dévoile l’étendue de son talent dans des lieder de Schumann.

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Présentation du Festival de l’Épau 2019 © DR

D’ailleurs, la jeune génération est à l’honneur avec également le pianiste Clément Lefèbvre, le Quatuor Hanson, ainsi que la violoniste Diana Tishchenko, lauréate du Concours Long-Thibaud-Crespin 2018. Parmi les nouveautés : un partenariat avec ce concours international de renom, afin d’accueillir chaque année l’artiste lauréat. Une collaboration qui annonce de passionnantes découvertes.

Sélection Nouvelle Aquitaine

Autre rendez-vous qui retient notre intérêt : Quatuors à Bordeaux, du 4 au 12 juin. Sa spécificité ? Promouvoir la musique de chambre et plus particulièrement le quatuor à cordes, forme musicale riche d’un répertoire exceptionnel. Ce festival récent favorise aussi l’émergence et le développement de jeunes formations en organisant, tous les trois ans, un concours international de quatuor à cordes qui, depuis 1999, a pris le relais du prestigieux concours d’Évian.

Cette année, six groupes sont sélectionnés : Quatuor Tchalik, Verona Quartet, Simply Quartet, Callisto Quartet, Quatuor Marmen, Aris Quartet. Chacun se produira lors de trois concerts différents avec les programmes de son choix. Le Grand-Théâtre accueille la deuxième partie des concerts mais aussi le concert du lauréat, qui se voit l’opportunité, entre autres récompenses, de se produire en concert à Escapades Musicales, l’un des plus grands festivals de musique classique de la région.

Patricia-Petibon

Patricia Petibon © DR

Depuis 2010, quelques-uns des plus grands artistes internationaux sont programmés dans les magnifiques sites naturels et patrimoniaux du Bassin d’Arcachon et du Val de l’Eyre, qui deviennent, le temps d’un concert, des scènes éphémères et magiques. Les plus avertis, comme les mélomanes curieux, voire toute la famille (pour les moins de 18 ans, tous les concerts du festival sont entièrement gratuits), se réjouiront d’un programme exceptionnel.

Son directeur artistique, Pejman Memarzadeh, se réjouit de « célébrer, dans un feu d’artifice musical, dix années d’aventures partagées. Je mesure soudainement le chemin parcouru : depuis 2010, 130 concerts de musique classique, plus de 950 artistes, des centaines d’heures de convivialité et plus de 45 000 spectateurs ».

En guise de cadeaux d’anniversaire : le grand retour d’Olivier Charlier et Gérard Caussé, premiers solistes du festival aux côtés de l’Orchestre de l’Alliance, Philippe Bianconi, Emmanuel Rossfelder, David Bismuth, Pierre Génisson, Hugues Borsarello, Thomas Leleu, Alexis Cardenas, du Paris Brass Band… Relevons aussi la venue de l’une des plus grandes voix françaises de ces vingt dernières années, l’incandescente Patricia Petibon, et celle du nouveau prince du piano Simon Ghraichy pour un rendez-vous au Cabanes tchanquées, avec la complicité du Quatuor Métamorphoses. Quant aux étoiles de demain, elles sont représentées par Thibaut Garcia (nommé Victoire de la Musique 2019), Aurélien Pascal (Révélation Classique de l’Adami 2014), Duarte (la star internationale du Fado) et les lauréats du dernier Concours international de quatuor de Bordeaux. 

Léna Martinelli


  • Festival de l’Épau • Du 21 au 28 mai 2019 • Le Mans et à l’Abbaye Royale de l’Épau (72) • Site
  • Festival international de Saint-Denis • Du 3 juin au 3 juillet 2019 • Saint-Denis (93) • Site
  • Quatuors à Bordeaux • Du 4 au 12 juin 2019 • Bordeaux (33) • Site 
  • Flâneries Musicales de Reims • Du 19 juin au 20 juillet 2019 • Reims (51) • Site
  • Les Escapades Musicales • Du 20 juin au 20 juillet 2019 • Bassin d’Arcachon et Val de Leyre (33) • Site

À découvrir sur Les Trois Coups :

☛ Entretien avec Marianne Gaussiat, directrice artistique du Festival de l’Épau propos recueillis par Léna Martinelli

☛ Festival de l’Épau 2018, reportage de Léna Martinelli

☛ Festival de Pâques 2015, reportage de Léna Martinelli

Chicago-bob-fosse-Mogador-Stage Entertainment

Sélection de spectacles musicaux pour les fêtes, à Paris

Top 5 des spectacles musicaux pour les fêtes

Léna Martinelli

Comment faire plaisir pour les fêtes ? Offrir du spectacle vivant ! Voici une sélection pour partager des émotions, du rêve, du rire, pour tous les goûts et tous les âges. Commençons par les spectacles musicaux, des grands shows à l’américaine aux spectacles plus modestes, mais ô combien réjouissants.

Chicago au Théâtre Mogador

La mythique comédie musicale de Bob Fosse, record de longévité à Broadway (7 Tony Awards), a débarqué au Théâtre Mogador. L’adaptation française de Chicago nous plonge toujours dans les États-Unis des années 1930 et son ambiance sulfureuse. Un siècle plus tard, les thèmes restent d’actualité : les inégalités entre hommes et femmes, la justice… injuste, la célébrité qui repose sur du néant, et la manipulation des médias.

Intrigue policière bien ficelée, chorégraphies parfaitement réglées, orchestre jazzy entraînant… Voilà la recette gagnante pour divertir et redonner de l’énergie ! Mais au-delà du show, « la dénonciation d’une Amérique vénale et brutale, n’est pas sans rappeler celle de Trump », comme l’a précisé Olivier Lazzarini, directeur marketing chez Stage Entertainment et présentateur de la soirée de lancement.

Chicago, de John Kander et Fred Ebb

Livret et mise en scène : Bob Fosse

Avec (rôles principaux) : Sofia Essaïdi, Fanny Fourquez, Jean-Luc Guizonne, Carien Keizer, Pierre Samuel, Sandrine Seubille

Théâtre Mogador •  25, rue de Mogador • 75009 Paris

Jusqu’au 30 juin 2019

Réservations : 01 53 33 45 30

Billetterie en ligne ici

De 23 € à 250 €


 

Sur les cendres en avant au Théâtre du Rond-Point

Voilà une comédie tout aussi enlevée, mais avec des moyens incomparables ! Une fois encore, Pierre Notte se penche sur le destin brisé de femmes – quatre voisines qui trouvent leur salut grâce à la chanson et à la musique. Chanter, quoi qu’il arrive ! Il met en musique l’intégralité de ce dialogue pour femmes en crise qui se débattent dans un désastre enchanté, tout en tangos, valses, blues et bleuettes.

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« Sur les cendres en avant », de Pierre Notte © Giovanni Cittadinicesi

Pour cette tragédie loufoque, chantée de bout en bout, Pierre Notte s’inscrit dans la lignée de la traditionnelle comédie musicale française. Si Michel Legrand lui a sans doute servi de référence, les grands standards américains, le jazz et quelques grands compositeurs classiques l’ont également inspiré. Ce spectacle passe du désenchantement à la nostalgie. Et pourtant, c’est la joie qui l’emporte, comme toujours, grâce à son humour décalé.

Sur les cendres en avant, texte, musique et mise en scène de Pierre Notte

Cie Les Gens qui tombent

Avec : Juliette Coulon, Blanche Leleu, Chloé Olivères, Elsa Rozenknop

Théâtre du Rond-Point • Salle Jean Tardieu • 2 bis, avenue Franklin D. Roosevelt • 75008 Paris

Jusqu’au 30 décembre 2018

Réservations : 01 44 95 98 21

Billetterie en ligne ici

De 12 € à 31 €


 

Sombre Rivière au Théâtre du Rond-Point

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« Sombre Rivière », de Lazare © Jean-Louis Fernandez

Encore le Théâtre du Rond-Point, avec ce spectacle sous forme de cabaret. Ne pas se fier au titre, là aussi : certes, le sujet porte sur les attentats de 2015, mais cette pièce vivifiante a permis à Lazare de les conjurer. À l’occasion de cette reprise menée par une troupe d’acteurs et de musiciens épatants, le texte paraît aux éditions des Solitaires Intempestifs, avec un CD des chansons du spectacle.

☛ Lire la critique de Juliette Nadal (24 novembre 2018)

Sombre Rivière, texte, musique et mise en scène de Lazare

Cie Vita Nova

Avec : Anne Baudoux, Laurie Bellanca, Ludmilla Dabo, Julie Héga, Louis Jeffroy, Olivier Leite, Mourad Musset, Veronika Soboljevski, Julien Villa

Théâtre du Rond-Point • Salle Renaud Barrault • 2 bis, avenue Franklin D. Roosevelt • 75008 Paris

Jusqu’au 30 décembre 2018

Réservations : 01 44 95 98 21

Billetterie en ligne ici

De 12 € à 38 €


 

Duel, Opus 3 à la Gaîté-Montparnasse

Duel-Opus 3-Laurent Cirade-Nathalie Miravette

« Duel, Opus 3 » © Christophe Toffolo

Après avoir triomphé en France et à travers le monde, le duo d’humour musical Duel se féminise. Pour ce troisième spectacle, la pianiste Nathalie Miravette rejoint le violoncelliste Laurent Cirade. Entre notes bien senties et accords implacables, le conflit enfle inévitablement. Une battle aux accents baroques, où classique, jazz et rock se renvoient dans les cordes avec poésie et virtuosité.

Duel, Opus 3

Site de la compagnie ici

Mise en scène : Gil Galliot

Avec : Laurent Cirade et Nathalie Miravette

Gaîté-Montparnasse • 26, rue de la Gaîté • 75014 Paris

Jusqu’au 5 janvier 2019

Réservations : 01 43 22 16 18

Billetterie en ligne ici

De 16 € à 36 €


 

Oum Pa pa ! au Guichet Montparnasse

Entre musique et comédie, Oum Pa Pa ! est un spectacle rythmé où Bizet côtoie Tchaikovsky et Yann Tiersen rencontre Piazzolla. Le quatuor féminin ose le mélange des genres et invite à parcourir un itinéraire musical haut en couleur.

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« Oum Pa pa ! », de L’Ensemble D’Cybèles DR

Ce cocktail sonore revigorant est servi par un véritable orchestre miniature. Explorant toutes les possibilités offertes par leurs instruments, ces musiciennes issues du classique font preuve d’une fantaisie à toute épreuve. Entouré par deux flûtes traversières, un alto, et parfois les piccolos, l’accordéon se dévoile, par exemple, à travers une succession de tableaux surprenants. Le spectacle dans son ensemble est riche en surprises.

Oum Pa pa !, de L’Ensemble D’Cybèles

Site de l’Ensemble ici

Chorégraphe, metteur en scène : Philippe Lafeuille

Avec Sophie Aupied-Vallin (accordéon classique), Florencia Jaurena (flûte traversière et piccolo), Fanny Laignelot (flûte traversière et piccolo), Maéva Laignelot (alto) 

Guichet Montparnasse • 15, rue du Maine • 75014 Paris

Du 9 décembre 2018 au 24 février 2019, uniquement les dimanches

Réservations : 01 43 27 88 61

Réservation en ligne ici

15 € et 20 €

Tout public


À découvrir sur Les Trois Coups :

☛ Top 5 des spectacles de cirque contemporain pour les fêtes, par Léna Martinelli