Le Printemps des comédiens 2015 aura lieu du 10 au 28 juin 2015

Communiqué

Annonce
Les Trois Coups

« Il faut allumer des flambeaux dans les esprits », lançait il y a plus de cent cinquante ans Victor Hugo à la Tribune de France, cette Tribune qui n’a pu exister que parce qu’elle était ouverte sur elle-même et sur le monde. Cette exhortation à créer une politique culturelle seule à même de cultiver l’Homme, de le libérer de ses ornières pour l’ouvrir au monde et aux autres, est aujourd’hui plus que jamais d’actualité.

Animé par l’héritage de ceux qui ont construit la physionomie de la culture publique populaire à la Libération, qui ont voulu la démocratiser et la démocratiser en la décentralisant, voilà vingt-huit ans que le Printemps des comédiens, créé à l’instigation du conseil général, projette des pensées et des mots dans l’espace public, comme autant de possibilités de paix et de cohésion et comme autant de remparts à la fermeture sur soi, au rejet des autres et au refus du pluralisme. Le Printemps des comédiens n’est pas une simple vitrine. Il s’y joue autre chose qu’une simple consommation de l’évènement. Ce qui nous intéresse, ce n’est pas de faire de l’orfèvrerie destinée à quelques-uns, mais d’orchestrer un parcours pour le public vers toutes les formes de création.

Le Printemps des comédiens est une tribune qui n’existe que parce que les voix vivent, frémissent, dialoguent et donnent sens et corps à des mots et gestes libres. La richesse des expressions dont le Printemps se fait le témoin n’est possible que parce qu’existe un maillage serré de structures culturelles qui inventent et expérimentent, produisent et créent, forment et animent, un maillage nécessaire, mais un maillage menacé qu’il est de notre devoir de défendre contre ceux qui pensent que la culture est une variable d’ajustement de nos politiques.

Mais à la tribune du Printemps, l’acteur est un semeur comme l’orateur de Hugo : « Il prend dans son cœur ses instincts, ses passions, ses croyances, ses souffrances, ses rêves, ses idées, et les jette à poignées au milieu des hommes. Tout cerveau lui est sillon. Un mot tombé de la tribune prend toujours racine quelque part et devient une chose. Vous dites : “Ce n’est rien, c’est un homme qui parle” ; et vous haussez les épaules. Esprits à courte vue ! C’est un avenir qui germe ; c’est un monde qui éclôt ».

Ce festival est une ode, comme la saison qui lui donne son nom, au mouvement, celui qui nous pousse vers les autres, celui jette un pont entre passé, présent et futur, et une invitation à la renaissance perpétuelle qui décentre notre regard et qui affûte notre désir au gré des découvertes dont fourmille ce programme construit pour vous, par Jean Varela et son équipe.

Je vous convie au domaine d’O, dans cette utopie où règne l’imaginaire, pour goûter sans retenue aux plaisirs du Printemps.

Le président du conseil général de l’Hérault

Les Trois Coups


L’avant-programme :

http://www.printempsdescomediens.com/2015/ap2015.html