« La Reprise », de Milo Rau, Gymnase du lycée Aubanel à Avignon

Étrange réel au cœur du théâtre
Par Lorène de Bonnay
Dans sa nouvelle création, l’artiste suisse (actuel directeur du Théâtre national de Gand) poursuit son exploration du réel et de sa représentation. « La reprise – Histoire(s) de théâtre (I) » interroge la violence d’un fait divers, le regard et l’illusion théâtrale. Un spectacle dense, catharctique, efficace.
« Iphigénie », de Racine, cloître des Carmes à Avignon

Une Atride affadie
Par Lorène de Bonnay
Iphigénie, petite-fille d’Atrée touchée par la faute originelle de sa famille, est une figure de l’innocence sacrifiée des plus émouvantes. Pourtant, la jeune Atride de Chloé Dabert ne suscite pas le pathétique attendu. Cette « Iphigénie » n’est pas de la même lignée que « Thyeste », qui se joue à quelques rues.
« Je m’en vais mais l’État demeure », de Hugues Duchêne, Théâtre du Train Bleu à Avignon

Du théâtre à-propos
Par Cédric Enjalbert
Brosser la saga théâtrale de l’histoire politique la plus contemporaine : voici le pari relevé avec brio par la compagnie Le Royal Velours, dirigée par Hugues Duchêne.
« Thyeste », Sénèque, Thomas Jolly, Cour d’honneur, Festival Avignon

Un festin théâtral
Par Lorène de Bonnay
Le nouveau spectacle de Thomas Jolly, créé pour la Cour, ne démérite pas : « Thyeste » nous fait participer à un rituel cruel qui aboutit à une apocalypse, dans un lieu sacré. Démesure pour démesure, ce sacrifice n’en est pas moins délectable.
« La Rose en céramique » et « L’Invocation à la muse », dans le cadre des « Sujets à vif » du Festival d’Avignon

L’amour est dans le jardin
Par Cédric Enjalbert
Depuis plus de vingt ans, le Festival d’Avignon et la Société des auteurs et compositeurs dramatique (SACD) invitent danseurs et auteurs à créer conjointement de brefs spectacles. Huit cette année, répartis en quatre programmes.
Festival des Nuits de Fourvière 2018, à Lyon et métropole

Les Nuits de Fourvière 2018 : un bilan
Par Trina Mounier
C’est le lot des festivals : chargés de défricher la création artistique, ils prennent des risques avec des bonheurs divers… Petit tour d’horizon des spectacles proposés par les Nuits de Fourvière, reflétant nos enthousiasmes (grands) et nos déceptions, à la hauteur de nos attentes.
« la Chute de la Maison » d’après Edgar Allan Poe, les Nuits de Fourvière à Lyon

Fous de talents
Par Michel Dieuaide
D’une morte qui se réveille et perturbe la vie d’un hôpital, Samuel Achache, Jeanne Candel et Florent Hubert tirent un magnifique collage théâtral et musical aux Nuits de Fourvière.
« Les Envolées » festival de théâtre amateur, La Paillette à Rennes

La Paillette, nid d’espoirs
Par Olivier Pansieri
Du 23 mai au 29 juin, plusieurs centaines d’amateurs se sont produits au théâtre La Paillette lors du festival « Les Envolées », à Rennes. Ils y volent en effet de leurs propres ailes, juste une fois, pour l’amour de l’art. Simple et exemplaire.
« Saison de cirque » du Cirque Aïtal, dans le cadre des Nuits de Fourvière à Lyon

Le cirque, coûte que coûte et vaille que vaille
Par Trina Mounier
Victor Cathala et Kati Pikkarainen avaient séduit le public des Nuits de Fourvière avec leur premier spectacle, « Pour le meilleur et pour le pire ». Les voici de retour avec une « Saison de cirque », accompagnés d’autres artistes : jongleur, porteur, équilibriste et autres circassiens. Éblouissant !
« l’Établi », d’après Robert Linhart, la Compagnie du Berger, Théâtre de l’Épée de Bois à Paris

Écrasé par la machine
Par Laura Plas
La pétulante Compagnie du Berger revient au théâtre de l’Épée de Bois avec « l’Établi » de Robert Linhart. Ce qui a fait le succès de la troupe engendre ici sa dérive car la partition tonitruante et l’hyper-théâtralité ne parviennent pas toujours à faire entendre la musique de l’œuvre.
« les Naufragés » de Patrick Declerck, les Nuits de Fourvière à Lyon

Requiem pour un clochard
Par Michel Dieuaide
Emmanuel Meirieu adapte « les Naufragés », le récit d’une plongée totale de dix-huit mois sous une fausse identité parmi les clochards de Paris.
« Hymne à la Turquie méditerranéenne », par Ciğdem Aslan, Opéra de Rennes

Chanter pour se souvenir et vivre
Par Jean-François Picaut
Ciğdem Aslan est une Turque de culture alévie-kurde, une population qui accorde une très grande place à la musique. C’est donc tout naturellement que la jeune femme y vient. Depuis 2013 et la parution de son premier album « Mortissa » (Asphalt Tango Records / Indigo), elle se consacre surtout à chanter le rébétiko, comme c’est le cas ce soir.