« la Ménagerie de verre », de Tennessee Williams, Théâtre national de Bretagne à Rennes

Entre noirceur et lumière
Par Jean-François Picaut
Le Théâtre national de Bretagne accueille, dans sa grande salle Vilar, le premier succès public de Tennessee Williams (1911-1983). La mise en scène et la scénographie originales sont signées de Daniel Jeanneteau, le nouveau directeur du Théâtre de Gennevilliers.
« Songes et métamorphoses », de Guillaume Vincent, le Lieu unique à Nantes

Une mélodie entêtante
Par Marion Le Nevet
Le metteur en scène prodige issu du Théâtre national de Strasbourg croise « le Songe d’une nuit d’été » de Shakespeare avec « les Métamorphoses » d’Ovide dans une réécriture moderne et onirique. Un spectacle hypnotisant.
« Kalîla wa Dimna », de Moneim Adwan, les Quinconces au Mans

Une mise en scène souvent trop sage
Par Céline Doukhan
Opéra en arabe mais surtout fable universelle, « Kalîla wa Dimna » ne manque pas d’atouts pour séduire tous les publics.
« les Misérables », de Claude‑Michel Schönberg, Opéra de Rennes

Un pari réussi
Par Jean‑François Picaut
Le programme « Révisez vos classiques », initié par l’Opéra de Rennes il y a quelques années, connaît toujours un grand succès. Il s’ouvre pour la première fois à la comédie musicale. C’est à la Cie Art Comedia qu’est revenu l’honneur d’inaugurer ce nouveau domaine.
« Une mouette et autres cas d’espèces », libre réécriture de « la Mouette » d’Anton Tchekhov, par Édith Azam, Liliane Giraudon, Angélica Liddell, Nathalie Quintane, Jacob Wren, Annie Zadek, Jérôme Game, Théâtre des Amandiers à Nanterre

Dialogue fluctuant avec les fantômes de « la Mouette »
Par Lorène de Bonnay
Hubert Colas convoque six auteurs pour réécrire une pièce qui, comme « Hamlet », parle à toutes les époques : « la Mouette » d’Anton Tchekhov…
« la Peur », d’après Stefan Zweig, Théâtre Michel à Paris

Fenêtre sur cœur
Par Bénédicte Fantin
Élodie Menant signe une adaptation hitchcockienne de la nouvelle de Stefan Zweig. Les tourments d’une femme adultère y sont dépeints dans une mise en scène efficace menée par un trio d’acteurs convaincants.
« Folle Amanda », de Pierre Barillet et Jean‑Pierre Grédy, Théâtre de Paris à Paris

Un léger goût de trop‑peu !
Par Isabelle Jouve
Dans cette mise en scène de Marie‑Pascale Osterrieth, cette folle d’Amanda perd un peu de sa fougue et de sa pétulance.
« la Très Excellente et Lamentable Tragédie de Roméo et Juliette » d’après Shakespeare, Théâtre national populaire à Villeurbanne

Malin bric‑à‑brac
Par Michel Dieuaide
Il était une fois une ville nommée Vérone, métropole dominée par les puissances de l’argent et dirigée par une autorité politique implacable, mais incapable de faire régner la paix civile…
« Tartuffe, nouvelle ère », de Molière, Théâtre de la Renaissance à Oullins

Trop de style nuit
Par Trina Mounier
Si le titre de l’œuvre de Molière est doté d’une suite, « Tartuffe, nouvelle ère », il ne s’agit pas d’une adaptation, mais de la pièce donnée dans son intégralité et son intégrité. C’est pour Éric Massé, le metteur en scène qui clôt ainsi un cycle centré sur la place du religieux (nouvelle ère), l’occasion de renouer avec un texte classique.
« Andromaque », de Jean Racine, Théâtre du Point‐du‑Jour à Lyon

Ils brûlent les planches
Par Trina Mounier
Plusieurs années après « Bérénice », Gwenaël Morin revient à Racine avec « Andromaque » et une (presque) nouvelle troupe. La guerre et l’amour s’invitent sur le plateau avec rage et fureur.
« Nid de coucou », d’après Ken Kesey, Cirque Romanès à Paris

On aurait tant aimé les adorer
Par Anne Cassou‑Noguès
Le Footsbarn Théâtre est une compagnie âgée de 45 ans, qui cultive depuis sa création un art vivant qui mêle différentes formes d’expression. Il monte aujourd’hui « Nid de coucou », librement adapté du roman de Ken Kesey rendu célèbre par le film de Miloš Forman.
« Requiem », d’Anna Akhmatova et Benjamin Britten, Théâtre Gérard‑Philipe à Saint‑Denis

Stabat Sonia dolorosa
Par Élisabeth Hennebert
Jean Bellorini, directeur de théâtre culotté, ose programmer deux « concerts-poésie » d’apparence difficile. Résultat : salle comble et ovation pour Sonia Wieder‑Atherton et André Markowicz.