L’essence extatique du théâtre
Par Lorène de Bonnay
Le marathon d’Antonio Latella1 nous transporte dans les Grandes Dionysies d’Avignon. Onze heures de pur théâtre, cérémoniel, total et cathartique, parviennent à arracher le voile de nos illusions.

Du bel ouvrage
Par Lorène de Bonnay
De Simon Stone à Antonio Latella, la famille est à l’honneur, dans cette 71e édition. L’auteur et metteur en scène australien invente l’histoire brûlante des Kerkman, à partir de figures empruntées au dramaturge norvégien. L’architecture de sa « Maison d’Ibsen », mêlant les styles et les époques, en impose.

De sacrées empoisonneuses
Par Lorène de Bonnay
Katie Mitchell dévoile une lecture piquante des « Bonnes » : leur aliénation, qui résonne avec celle de milliers de personnes actuelles, est soulignée par des moyens scéniques efficaces. Le malaise, appelé de ses vœux par Genet, culmine dans la salle.

Anatomie de la langue fasciste
Par Lorène de Bonnay
Avec « Le sec et l’humide », le flamand Guy Cassiers poursuit son exploration fascinante de l’histoire politique européenne. Son spectacle questionne finement la figure du Mal, qui ne cesse de faire retour, et prend ici le visage du fasciste belge Léon Degrelle.