Écrasé par la machine
Par Laura Plas
La pétulante Compagnie du Berger revient au théâtre de l’Épée de Bois avec « l’Établi » de Robert Linhart. Ce qui a fait le succès de la troupe engendre ici sa dérive car la partition tonitruante et l’hyper-théâtralité ne parviennent pas toujours à faire entendre la musique de l’œuvre.

Un Petit Poucet afghan
Par Laura Plas
Cendre Chassane et Carole Guittat racontent à la manière d’un conte moderne l’histoire vraie d’un migrant de dix ans : Enaiat. Portée avec conviction par Rémi Fortin, leur proposition choisit de se situer à hauteur d’enfant et trouve le ton juste.

Une petite sœur pour Nora
Par Trina Mounier
Comptant parmi les quatre jeunes artistes associés choisis par Christian Schiaretti pour faire partie de son Cercle de formation et de transmission, Baptiste Guiton revient à un texte qu’il a déjà mis en scène il y a dix ans, « Le Groenland » de Pauline Sales.

Travail de maître !
Par Trina Mounier
Le tableau de Velázquez, « Les Ménines », possède la force d’attraction des mystères et des miroirs. Sylvie Mongin-Algan, qui met en scène la pièce éponyme de l’écrivain mexicain Ernesto Anaya, en est convaincue. Le travail collectif très réussi qu’elle dirige impressionne.

Lost in translation…
Par Laura Plas
Avec « Entre » de la compagnie Les Singuliers, le festival Des(Illusions) se coltine au réel en abordant la question des frontières. Foisonnant dans ses registres, ses pratiques artistiques comme ses thématiques, le spectacle prend cependant le risque de parfois nous perdre.

Babel sur scène
Par Trina Mounier
Avec « Tous des oiseaux », Wajdi Mouawad revient aux grandes fresques dont il a le secret, mêlant les histoires intimes d’amour et de filiation aux conflits qui ensanglantent son Moyen-Orient natal. Une fable admirable sur le poids des héritages.

Vinaver mal employé
Par Trina Mounier
Michel Vinaver écrit « la Demande d’emploi » au début des années 1970, juste avant la fin des trente glorieuses. Avec une grande clairvoyance, il annonce les bouleversements du monde de l’entreprise, et le broiement progressif des individus. La démonstration, mise en scène par René Loyon, est brillante mais glacée, et surtout terriblement datée.

Terreur dans les salles obscures
Par Trina Mounier
Deux jeunes metteurs en scène à peine sortis du Conservatoire de Lyon, Benjamin Groëtzinger et Benoît Peillon, s’emparent du livre de Jim Thompson et du film qu’Alain Corneau en a tiré : « Série noire ». Une adaptation culottée, pleine de références, mais non sans distances.