Dissimuler son être véritable, coûte que coûte ?
Par Lorène de Bonnay
« Royan. La professeure de français » de Marie Ndiaye est une pièce écrite à la demande de Nicole Garcia. Ce monologue mis en scène par Frédéric Bélier-Garcia, le fils de l’actrice et réalisatrice, évoque un tragique secret. Mêlant déni et culpabilité, il se déploie lentement sur le plateau à travers la parole, tels des flux de conscience fulgurants, entre ombre et lumière. Puissamment.

Ni niaiserie, ni maître !
Par Laura Plas
Le conte est un territoire merveilleux aux sentes difficiles à frayer, mais la Compagnie O’navio, grâce à de très bons comédiens et à une mise en scène inventive et esthétique, nous y entraîne pour notre plus grand plaisir. Ode à l’insoumission, ce spectacle est un bijou de poésie et d’humour.

Un réjouissant divertissement de circonstance
Par Lorène de Bonnay
Le Nouveau Théâtre Populaire, inspiré par l’héritage de Jean Vilar, présente un marathon théâtral dont le festival a le secret. Trois comédies de Molière se succèdent, ponctuées par des intermèdes radiophoniques qui jettent des ponts entre le Grand siècle et aujourd’hui. Durant ce temps suspendu, tous « reliés », nous explorons justement les rapports entre l’Homme et le Ciel.

Familles, comme chants de batailles
Par Laura Plas
Comment parler de/avec ses proches au-delà de ce qui nous a séparés d’eux : le temps, les rancunes ou la maladie ? Trois spectacles que nous avons vus tentent d’y répondre par un travail sur les voix narratives… avec plus ou moins de finesse.

Une cerisaie aux modulations infinies
Par Lorène de Bonnay
« Je ne survivrai pas à cette joie » : « La Cerisaie » de Tiago Rodrigues nous entraîne dans une fête grinçante, joyeuse et mélancolique célébrant la destruction d’un monde, d’un éblouissement. Un petit trésor de subtilité présenté dans un lieu monumental.

Une pensée en scène inoubliable !
Par Lorène de Bonnay
Dans la cour d’honneur, Nicolas Truong rend un vibrant hommage théâtral à Edgar Morin. Avec ses invités, il se souvient de quelques moments forts de la vie cet intellectuel hors norme (présent en visio-conférence). La dramaturgie de cette pensée crée, le temps d’une soirée grandiose et féconde, un îlot de fraternité que l’on souhaite pérenne.

Une constellation de cœurs à consoler
Par Lorène de Bonnay
Après « Saïgon », l’autrice metteuse en scène et réalisatrice Caroline Giela Nguyen et sa compagnie entament un cycle de quatre créations autour du thème de la fraternité. Comment la reconnaissance de l’Autre comme un frère s’incarne-t-elle dans le monde actuel ? Ce premier opus, créé à Avignon, tend un miroir effroyable et tendre à l’humanité actuelle.

Un beau cauchemar inabouti
Par Lorène de Bonnay
« La Dernière Nuit du monde », premier spectacle (pour nous) de cette édition dystopique à plus d’un titre, raconte un désastre intime et universel. L’histoire d’un « temps perdu » qui « ne se rattrape plus ». Sonnant comme une variation autour de la chanson de Barbara « Dis, quand reviendras-tu ? », la pièce nous meut, résonne fort avec l’actualité mais s’avère inégale.

Poils, totem et rock and roll !
Par Laura Plas
Loin des lisses histoires pour enfants sages, « À poils » d’Alice Laloy nous invite à partager une expérience troublante : tendre et tribale à la fois. Une pépite pour petits punks…

« Il faut être armé pour s’attaquer au Lac des cygnes »
Par Maxime Grandgeorge

Pour son grand retour au ballet narratif, le chorégraphe français Angelin Preljocaj s’attaque au plus célèbre des ballets romantiques : Le Lac des cygnes. Il transforme le conte original en une fable écologique qui nous met en garde contre l’exploitation des ressources naturelles, tout en créant un dialogue fertile avec les chorégraphes qui ont fait la réputation du Lac. Rencontre.

Regarder le public en face
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Les Trois Coups
Au « Comptoir des abîmes », Lise Facchin reçoit, pour sa septième édition, Ronan Ynard, communicant pour le spectacle vivant, activité qu’il file avec sa chaîne youtube « Ronan au théâtre ». Ensemble, ils échangent sur la place de la culture dans la société et son adresse aux publics. Comment sortir du modèle qui cible les publics éloignés de la culture mais conserve une programmation élitiste ? Qu’est-ce que cela nous dit de la lecture sociale de la culture ?

Huis clos pour secrets de famille
Par Trina Mounier
Le titre de ce spectacle évoque un très vieux film de 1958 qui a durablement marqué les esprits. À cause de Paul Newmann et Elizabeth Taylor, formidables acteurs à la sensualité magnétique, mais aussi du roman de Tennessee Williams dont il est tiré. Ce qu’en a fait la compagnie Sagittarius A est remarquable.