Sitcoms et tragédies : une trilogie vengeresse bluffante
Par Brigitte Cohen et Lorène de Bonnay
Simon Stone est un compilateur de génie des grands textes du répertoire dramaturgique occidental. Après sa lecture très moderne de Médée, ses réécritures passionnantes de Tchekhov et Ibsen, sa dernière création le prouve encore. « La Trilogie de la vengeance », inspirée de pièces baroques sanglantes, forme une série théâtrale captivante.

L’amour est-il vraiment dans le pré ?
Par Laura Plas
Imaginez « Profils paysans », le documentaire de Raymond Depardon, porté à la scène. Stylisez, ajoutez humour et suspense, vous aurez une idée du nouveau spectacle d’Élise Chatauret : « Saint-Félix, enquête sur un hameau français ».

Baroque ou barré ?
Par Laura Plas
Aussi explosif et retors que son modèle cinématographique, « Le Direktor », mis en scène par Oscar Gόmez Mata, propose une farce baroque sur le théâtre. Si la portée satirique s’en voit nettement émoussée, le spectacle épate souvent par sa liberté.

Banco pour ce « Macbeth » !
Par Bénédicte Soula
Voici une nouvelle variation autour de « Macbeth ». La metteuse en scène Anne Bourgès a pris ses libertés en « montant » comme une cinéaste cette petite forme singulière pour trois interprètes et un agrès. S’il fut un temps où la pièce était maudite, elle est désormais matière à toutes les expérimentations théâtrales. Celle-ci, entre économie et fantaisie, tient la route.

Sur le fil du concept
Par Juliette Nadal
Renaud Herbin, marionnettiste actuellement à la tête du TJP de Strasbourg, interroge les relations entre corps, objet et image. Dans sa dernière création, il associe marionnettes, danse et chant pour créer des tableaux stylisés mettant en jeu la matière. Une expérimentation qui prend le risque de la pesanteur.

De la peur à la part de l’autre
Par Laura Plas
Déjà ouvrier ou boxeur à la scène, Nicolas Bonneau se métamorphose cette fois en femmes politiques pour évoquer leurs combats et leur quotidien. Résultat : un spectacle protéiforme où la satire (parfois maladroite) côtoie heureusement des moments de sincérité et de poésie.

Le mystère Bosch
Par Juliette Nadal
Le collectif de création pluridisciplinaire Les 7 doigts de la main propose une initiation moderne et sensible à l’œuvre énigmatique du peintre néerlandais Jérôme Bosch. Combinant cirque et arts visuels, « Bosch dreams » nous fait pénétrer dans l’imagination merveilleuse et incompréhensible de l’artiste médiéval.

« Thyeste » de Thomas Jolly, créé pour la Cour d’honneur du Festival d’Avignon en juillet dernier et repris à la Villette, nous fait participer à un rituel cruel qui aboutit à une apocalypse. Démesure pour démesure, ce sacrifice n’en est pas moins délectable.

Un lion pour rugir de plaisir !
Par Laura Plas
Avec une fantaisie exquise et un humour débridé, Noémie Fansten nous conte dans « le Lion dans la cage » les tribulations d’une bigleuse, depuis l’enfance jusqu’à aujourd’hui : une belle réflexion sur les cages de la « normalité » et les pouvoirs de l’imagination.

Les quarantenaires rugissants
Par Laura Plas
Pour la deuxième fois, Pauline Sales met en scène un de ses textes. Servi par une distribution et un travail sonore convaincants, le spectacle « J’ai bien fait ? » monte en puissance pour nous emporter dans un tourbillon tragi-comique. L’évocation du pire serait-elle la meilleure des recettes pour bien faire ?

Reprise de « Qui déplace le soleil »
Marie Piemontese invente et met en scène une belle pièce sur le tissage, le métissage, le passage. Sa fable intime et universelle, « Qui déplace le soleil », nous meut, dans tous les sens du terme. À voir ou revoir, dans une nouvelle distribution (avec la comédienne !), à la Maison des Métallos.