Qui trop papillonne ne s’envole pas…
Par Laura Plas
Parfois saisissant esthétiquement, « Battre encore » de la compagnie La Mue/ette, peine pourtant à créer sens et émotion. Pour sortir de sa chrysalide, le papillon aurait sans doute besoin de s’alléger de scènes redondantes et de clarifier ses visées. Du conte, restent de belles images.

La poétique des tubes
Par Laura Plas
Avec « Death Breath Orchestra », Alice Laloy nous offre un nouvel opus post apocalyptique et saugrenu. Inclassable mais toujours aussi inventif, il fait entendre une musique qui lui ressemble et ne ressemble à nulle autre. À voir, à écouter, en s’extasiant devant chaque surprise.

The Angelin Preljocaj Experience
Par Lorène de Bonnay
Le ballet Preljocaj a interprété cet été au festival Montpellier-danse puis à Aix-en-Provence sa dernière création : « Deleuze Hendrix ». Une chorégraphie qui questionne et donne à voir le mouvement de la pensée, en associant des sons et des corps a priori improbables. Des correspondances troublantes, dissonantes et géniales.

Ondes de choc !
Par Laura Plas
Comme un cri poétique, une réponse à la nuit, « Soldat.E Inconnu.E » réussit à exprimer l’onde de choc du 15 novembre 2015. À créditer de cet heureux résultat : un texte puissant mis en valeur par une belle direction d’acteurs et une mise en scène particulièrement attentive aux replis du texte.

Violence sublimée
Par Lorène de Bonnay
La jeune troupe du chorégraphe israélien revient au théâtre de la Ville avec une nouvelle version de « Clowns », présentée en miroir avec une seconde pièce, « The Fix ». L’ensemble forme un diptyque à la fois foisonnant et cohérent : « Double murder » brosse le portrait d’une humanité sauvage qui rêve de se transcender.

Robin 2022 ?
Par Bénédicte Fantin
La nouvelle création du Grand Cerf Bleu s’attaque au personnage mythique de Robin des Bois et sonde par la même occasion notre imaginaire collectif : que représente cette figure emblématique aujourd’hui ? Humour, esthétique du ratage, musique au plateau… on retrouve les ingrédients constitutifs des créations du Grand Cerf Bleu, avec, cette fois, un aspect didactique qui tend à alourdir le rythme de la pièce.

Les lignes et les flux du Désir
Par Lorène de Bonnay
Sous le signe d’Eros, le 104 offre une soirée danse explosive qui augure une belle rentrée ! Le spectacle « Deal » explore ce qui se joue dans une rencontre : quel accord tacite, quelle négociation, quel don, quel refus, quel compromis, quel arrêt commun sur cette ligne de fuite ? La chorégraphie de « Soul Chain », à travers une troupe de 17 danseurs virtuoses, donne une vision trouble du Désir : un tout, un corps, un trou, un soleil noir composé de flux irrépressibles.

Dissimuler son être véritable, coûte que coûte ?
Par Lorène de Bonnay
« Royan. La professeure de français » de Marie Ndiaye est une pièce écrite à la demande de Nicole Garcia. Ce monologue mis en scène par Frédéric Bélier-Garcia, le fils de l’actrice et réalisatrice, évoque un tragique secret. Mêlant déni et culpabilité, il se déploie lentement sur le plateau à travers la parole, tels des flux de conscience fulgurants, entre ombre et lumière. Puissamment.

Ni niaiserie, ni maître !
Par Laura Plas
Le conte est un territoire merveilleux aux sentes difficiles à frayer, mais la Compagnie O’navio, grâce à de très bons comédiens et à une mise en scène inventive et esthétique, nous y entraîne pour notre plus grand plaisir. Ode à l’insoumission, ce spectacle est un bijou de poésie et d’humour.

Un réjouissant divertissement de circonstance
Par Lorène de Bonnay
Le Nouveau Théâtre Populaire, inspiré par l’héritage de Jean Vilar, présente un marathon théâtral dont le festival a le secret. Trois comédies de Molière se succèdent, ponctuées par des intermèdes radiophoniques qui jettent des ponts entre le Grand siècle et aujourd’hui. Durant ce temps suspendu, tous « reliés », nous explorons justement les rapports entre l’Homme et le Ciel.

Familles, comme chants de batailles
Par Laura Plas
Comment parler de/avec ses proches au-delà de ce qui nous a séparés d’eux : le temps, les rancunes ou la maladie ? Trois spectacles que nous avons vus tentent d’y répondre par un travail sur les voix narratives… avec plus ou moins de finesse.

Une cerisaie aux modulations infinies
Par Lorène de Bonnay
« Je ne survivrai pas à cette joie » : « La Cerisaie » de Tiago Rodrigues nous entraîne dans une fête grinçante, joyeuse et mélancolique célébrant la destruction d’un monde, d’un éblouissement. Un petit trésor de subtilité présenté dans un lieu monumental.