Festival Viens dans mon île 2015, le bilan

Shaka Ponk © Rodrigue Laurent

Une quatrième édition réussie !

Par Léna Martinelli
Les Trois Coups

Les bénévoles nous ont tout raconté (ou presque !) sur leur expérience intense vécue au sein de l’organisation de Viens dans mon île. Et qu’en est-il du public venu nombreux assister à ces trois soirées et de la qualité artistique des prestations ? Bilan.

La programmation, alléchante, a fait battre les records d’affluence avec 7 000 spectateurs, au total, venus cette année à la Citadelle. Avec Yannick Noah, Shaka Ponk, Cats on Trees et Benabar, pour les têtes d’affiche, la distribution visait tous les publics, du familial aux jeunes branchés, en passant par les mélomanes.

Et certains sont venus de loin. Ainsi, Bénédicte et Vary étaient les premières mardi devant la Citadelle à attendre pour être devant la scène. Tout devant. Et en arrivant vers 14 heures, elles avaient leurs chances. Bénédicte vient de Namur (Belgique) et Vary de Chaville (92). Elles sont des fans (des vraies !) de Yannick Noah. Après avoir assisté au concert inaugural de sa tournée, puis quelques autres (presque tous en fait !), celles-ci ont fait de la route (et de la mer) pour participer à cette dernière date. Du coup, elles ont découvert L’Île-d’Yeu et sont bien décidées à revenir. Avec ou sans Yannick !

Des groupes originaux

Parmi les découvertes, relevons la prestation du Nantais Aymeric Maini, dont le groove a séduit le public, et Sweety Sleepy Slam, un groupe prometteur originaire de L’Île-d’Yeu. Mention spéciale, également, à Epsylon, taillé pour la scène, qui n’est plus la cinquième lettre de l’alphabet grec, mais bien un nom en lettres majuscules qui s’affirme, car après une centaine de concerts dans le Grand Ouest, où les six musiciens ont assuré les premières parties de Katerine, Cali, Soldat Louis ou La Rue Ketanou, ils ont participé à de nombreux festivals, notamment en Belgique, et à une grande tournée en Chine.

À L’Île d’Yeu, leur prestation a été particulièrement appréciée pour leur pêche et leur bonne humeur, et surtout pour l’intégration réussie d’instruments classiques (clarinette, violon, guitare acoustique) ou traditionnels, à un rock dur mâtiné de quelques nuances de ska. La cornemuse apporte en effet une belle touche celte, tandis que l’accordéon détonne. Entre rock puissant aux paroles incisives, ballades pop et chansons folk, l’ensemble est vraiment entraînant.

Le délire Shaka Ponk

Sinon, beaucoup estiment que le meilleur concert depuis la création de ce festival a été celui donné par Shaka Ponk, un des groupes de rock français actuel les plus en vogue. Les deux chanteurs, diablement charismatiques, ont enchaîné les titres, sans temps morts. Entre monstres et chimères, Samaha a littéralement envoûté l’assistance (son Sex Ball est, il est vrai, « orgasismique ») et Frah a captivé de bout en bout, si l’on peut s’exprimer ainsi, le public, très chaud, serré comme des sardines.

Il faut dire que le duo fonctionne à merveille, les effets (notamment vidéo) sont saisissants et l’ensemble réglé au cordeau avec une utilisation de la scène particulièrement réussie. Frah a même sauté et marché dans la foule à plusieurs reprises. Très haut, toujours plus haut ! Quant aux musiciens, ils sont épatants : Ion, le batteur, s’est lancé dans une battle avec un singe sur écran géant, tandis que les autres affichent des personnalités tout aussi délirantes. Voilà un concert mis en scène de façon créative avec un sens avisé du détail, y compris dans les costumes (dignes de Mad Max) et les accessoires (comme ces micros en forme de tuba) ! Ce grand spectacle, très bien rodé, efficace, casse vraiment la baraque.

Le public n’est pas seul à avoir apprécié. Tous les artistes, dont la plupart achèvent là leur tournée, sont unanimes : le site et l’hospitalité sont exceptionnels. Avec l’ambiance et la qualité de l’accueil, les meilleurs artistes vont continuer de vouloir venir au festival. Et peut-être de plus loin… En effet, cette édition charnière augmente encore la crédibilité de son équipe pour les grosses productions, notamment internationales. Vivement 2016 ! 

Léna Martinelli


Viens dans mon île, 2015

http://www.viens-dans-mon-ile.com/

contact@viens-dans-mon-ile.com

La Citadelle • 85350 L’Île-d’Yeu

Accès fléchés depuis Port-Joinville

Du 4 au 8 août 2015 à 20 heures

  • Mardi 4 août 2015 à 20 heures : Sweety Sleepy Slam, Epsylon, Yannick Noah
  • Jeudi 6 août 2015 à 20 heures : Caïman Philippines, Shaka Ponk
  • Samedi 8 août 2015 à 20 heures : Aymeric Maini, Cats and Trees, Bénabar

Pass 3 jours 98 € | le 4 août : 39 € | le 6 août : 39 € | le 8 août : 39 €

Tarif moins de 12 ans : 15 € par soirée et accompagné d’un adulte

Place en gradin : + 15 € par soirée et par billet

Navettes spéciales de la Compagnie vendéenne (départ : Saint-Gilles-Croix-de-Vie chaque soir à 18 heures et retour en fin de spectacle ou le lendemain matin) à 10 € l’aller-retour • Depuis Fromentine, L’Île-d’Yeu est aussi accessible par Yeu Continent

www.compagnievendeenne.com • 0825 139 085

www.compagnie-yeu-continent.fr

https://www.youtube.com/watch?v=-kOxK-Mkc5k

https://www.youtube.com/watch?v=tesFl5eZfUM

Photos : © Rodrigue Laurent et © Bernard Coisne