Hommage de Fleur Pellerin à Danièle Delorme

Danièle Delorme en 2013 © D.R. Danièle Delorme en 2013 © D.R.

Communiqué

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Les Trois Coups

Je viens d’apprendre avec émotion que Danièle Delorme nous avait quittés le 17 octobre.

Au cinéma comme au théâtre, elle reste pour chacun de nous une figure marquante d’après-guerre. Elle aura tourné sous la direction des plus grands : son mari Yves Robert, Marc Allégret, Julien Duvivier, Henri‑Georges Clouzot ou encore Agnès Varda… Les Français l’ont découverte sur scène, jouant Ibsen, Anouilh ou Pirandello.

S’il lui arrivait de s’éloigner des plateaux, ce n’était jamais pour abandonner le septième art, qu’elle aura servi aussi de mille autres façons : elle fut, avec son mari, une très grande productrice. Nous leur devons d’avoir grandi avec les aventures mémorables du petit Gibus de la Guerre des boutons. Elle aura aussi présidé la Commission d’avance sur recettes du Centre national de la cinématographie ou encore comme présidente du jury de la Caméra d’or au Festival de Cannes 1988. Elle avait fait partie aussi de la commission des sages qui proposa l’instauration d’un Conseil supérieur de l’audiovisuel.

Passionnée par l’image sous toutes ses formes, elle avait aussi créé et dirigé une galerie d’art, pour présenter les œuvres de son père, le peintre et affichiste André Girard, comme pour mieux faire connaître les artistes qu’elle aimait.

C’est une femme exceptionnelle qui s’est éteinte.

Paris, le 19 octobre 2015

Les Trois Coups


Photo : Danièle Delorme à la cérémonie des césars en 2013 © D.R.