Enterrer les morts / Réveiller les vivants
Par Stéphane Ruffier
Mardi 26 mai, plus de cent-cinquante travailleurs du spectacle vivant ont investi l’emblématique place de la Révolution de Besançon, pour offrir à la ville un acte poétique sous la bannière d’Anton Tchekhov. Poignante façon de rendre visibles la présence et la force symbolique des artistes.

« Et si on redescendait sur terre ? »
Par Stéphanie Ruffier
Antoine Le Menestrel, enchanteur des parois qui a élevé la grimpe au rang de beaux-arts, affûtait un spectacle descensionnel, quand le Covid-19 est apparu. Confiné chez lui, à quelques encablures des falaises du Buoux, il jette un espiègle regard en arrière, arrimé à son prochain objectif : « le partage est mon nouveau sommet ».

Le blues des buffles
Par Stéphane Ruffier
Dans la blanchisserie familiale d’un quartier populaire, une fratrie de jeunes buffles rumine la disparition inexpliquée du plus jeune d’entre eux, Max. Cette fable urbaine, étrange huis clos, ausculte l’impossible deuil.

Cavale au quartier natal
Par Stéphane Ruffier
Nerveux et poétique, ce road movie théâtral colle aux errances et aux impatiences d’un jeune, revenu au quartier pour panser son passé. Art de la fuite, uppercuts et portraits délicats.

Fabuleuses faiblesses
Par Stéphanie Ruffier
Comment trouver la juste distance pour évoquer sur scène le handicap, surtout quand le sujet n’est autre que son grand frère ? Entre performance désopilante, forme documentaire et tendre confidence, Thierry Combe joue avec les codes du théâtre et nous offre un moment d’empathie exceptionnel.

Réparer les sur-vivantes
Par Stéphanie Ruffier
Les tondues, une histoire ancienne ? La bouleversante déambulation théâtrale menée par Périne Faivre réhabilite ces femmes humiliées sur la place publique. Un remarquable acte de réparation au cœur de la cité.

Les spasmes publics 
Par Stéphanie Ruffier
Vingt minutes pour extraire le suc d’un projet artistique, c’est le temps imparti à chaque apprenti de la Formation avancée et itinérante des arts de la rue (FAI-AR). Les 17 et 18 avril à Marseille, Cucuron et Port-Saint-Louis, après vingt-deux mois au sein de cette formation supérieure d’art en espace public, ils étaient quatorze à présenter leurs étapes de travail avec pour consigne : « oser, prendre des risques, désobéir ».

Qui sont les monstres ? 
Par Stéphanie Ruffier
« Monstre(s) » déconcerte. Les textes de Pier Paolo Pasolini secouent férocement notre léthargie intellectuelle, tandis que celui de Christophe Pellet dégomme l’entre-soi des institutions théâtrales françaises. En embuscade, le metteur en scène Jean-Marie Potiron (se) manifeste.

À la recherche du bonheur perdu
Par Stéphanie Ruffier
Réjouissante chasse au trésor sur les traces d’Alain-Fournier, l’enquête théâtrale menée par Nicolas Laurent dans « Meaulnes (et nous l’avons été si peu) » multiple les jeux d’écho avec les personnages, sans tricher avec la mélancolie.