L’île aux trésors du collectif Bajour ?
Par Laura Plas
Nouvelle création du collectif Bajour, « l’Île » nous embarque vers des horizons exotiques. Cauchemar dystopique, mais souvent comique, et variation mythologique sur les désordres du monde : la proposition, saisit par son intelligence et la qualité de son interprétation.

S’il vous plaît, ne rembobinez pas !
Par Laura Plas
Avec « Entre chiens et loups » Christiane Jatahy propose une mise en abîme vertigineuse de « Dogville »de Lars von Triers, où le renouvellement du dialogue entre théâtre et cinéma s’oppose à la répétition d’un sombre scénario. Un spectacle fin, servi aussi par son interprétation.

Exploration introspective et mémorielle
Par Léna Martinelli
S’emparant de Tchekhov, Cyril Teste et le collectif MxM éclairent les zones d’intimité contenues dans « la Mouette », l’œuvre la plus autobiographique de l’auteur russe et la plus jouée aussi. Si l’on peut saluer la maîtrise technique, la distribution et la direction d’acteurs ne m’ont pas convaincue. Entre autres.

La Jeune Femme, les mots et le moulin
Par Laura Plas
Dans le plus grand dépouillement et avec une infinie délicatesse, la compagnie La Présidente a eu 19 propose une mise en scène de la pièce de David Harrower « Des couteaux dans les poules ». Une proposition qui résonne avec des propos de détenues. Le pari est fort et parfaitement réussi.

Désir et discipline
Par Trina Mounier
Les travaux de fin d’études, notamment ceux des élèves de l’Ensatt, sont généralement prometteurs, mais il leur reste souvent quelque chose d’inabouti… Ce n’est pas le cas de « Grand battement » dont la maturité et la maîtrise ont frappé le public.

Tiphaine Raffier, l’urgence absolue
Par Trina Mounier
Elle aurait dû être présente au Festival d’Avignon. Sa programmation au TNP de Villeurbanne en ce début janvier vient d’être repoussée à la saison prochaine. Il va donc falloir patienter pour découvrir la très jeune et brillantissime Tiphaine Raffier. Elle signe avec « La Réponse des Hommes » un spectacle d’une grande maîtrise, magnifique et bouleversant.

Entrez dans la danse : voyez comme on colonise !
Par Laura Plas
Première création d’Hassane Kassi Kouyaté en tant que directeur des Francophonies des écritures à la scène, « Congo Jazz Band » soutient la gageure d’être didactique sans faire la leçon, festif mais sans concessions. Sur le tableau noir de la colonisation, il esquisse ainsi une satire à la craie de couleurs.

Enterrer les morts / Réveiller les vivants
Par Stéphane Ruffier
Mardi 26 mai, plus de cent-cinquante travailleurs du spectacle vivant ont investi l’emblématique place de la Révolution de Besançon, pour offrir à la ville un acte poétique sous la bannière d’Anton Tchekhov. Poignante façon de rendre visibles la présence et la force symbolique des artistes.

« Nous sommes les soutiers »
Par Trina Mounier
À moins de deux mois du lancement, et alors que le festival se construit sur un an, les conséquences de la pandémie, en termes de distanciation sociale et de confinement, donnent du fil à retordre à l’équipe d’organisation, son directeur en tête.

Nina comme métaphore
Par Laura Plas
Dans « Le Silence et la peur », David Geselson expérimente une forme ambitieuse où l’histoire intime de Nina Simone devient le miroir de la grande et sale Histoire américaine. Un spectacle intelligent et porté par une très bonne distribution, mais qui mériterait d’être un peu resserré.