Un désir fou de désordre
Par Lorène de Bonnay
La pièce déroule un film rêvé, une variation autour d’une persona truculente et anarchique, Jean Yanne. Bien plus qu’une comédie biographique, ce spectacle jubilatoire et décalé, mêlant les arts, parle de création, de politique et met en perspective notre époque.

Jonglerie métaphysique
Par Lorène de Bonnay
Après le solo « Bruit de couloir », créé en 2013 et qui a tourné en France et en Asie jusqu’en 2017, Clément Dazin présente « Humanoptère », un ballet chorégraphique pour sept jongleurs. Ce spectacle, hybride et puissant, recèle de visions fulgurantes qui questionnent les gestes d’une humanité polarisée sur le travail.

Plus grand que nature
Par Lorène de Bonnay
Sous-titrée « Comédie burlesque et tragique de notre jeunesse passée », la pièce « Je suis un pays », une dystopie foutraque, marque la fin d’un cycle pour Vincent Macaigne. On y retrouve avec joie son esthétique, même si elle ne possède pas la fulgurance de certains spectacles qui l’ont précédée.

Un étrange piège théâtral
Par Lorène de Bonnay
Cyril Teste, comme d’autres metteurs en scène avant lui, s’attaque à l’adaptation théâtrale du film « Festen », de Thomas Vinterberg. Quand l’inceste s’invite dans une fête de famille, c’est le désastre, la déflagration. Or, la forme élaborée ici, entre film et théâtre, ne suscite pas un tel trouble.

Reprise de « Angels in America »
La talentueuse Aurélie Van den Daele reprend la pièce de Tony Kuschner (rendue célèbre par l’épatante mini-série de Mike Nichols, dans les années 2000). La mise en scène, tirée au cordeau, agite avec fièvre des thèmes plus que jamais actuels.

Le sacrifice, à l’aube de toute démocratie
Par Lorène de Bonnay
Liberté, égalité : des vœux pieux, des mots creux ? Que se passe-t-il donc à l’ombre de la Démocratie ? En s’emparant d’un tel sujet, en questionnant ces valeurs ô combien précieuses, Romeo Castellucci a créé un horizon d’attente immense. Trop, peut-être.

Les tisserandes d’une épopée intime
Par Lorène de Bonnay
Marie Piemontese délaisse un temps son costume d’actrice pour inventer et mettre en scène une belle pièce sur le tissage, le métissage, le passage. Sa fable intime et universelle, « Qui déplace le soleil », nous meut, dans tous les sens du terme.

Denis Lavant : « On est harcelé, dévoré par l’envie de néant, dans la vie »
Propos recueillis par Lorène de Bonnay
Après la représentation de « Cap au pire » au Théâtre des Halles, à Avignon, le public a pu assister à une rencontre entre les membres du « Séminaire Avignon » de l’Association nationale de recherche et d’action théâtrale (A.N.R.A.T.) et les deux artistes, Denis Lavant et Jacques Osinski.

L’essence extatique du théâtre
Par Lorène de Bonnay
Le marathon d’Antonio Latella1 nous transporte dans les Grandes Dionysies d’Avignon. Onze heures de pur théâtre, cérémoniel, total et cathartique, parviennent à arracher le voile de nos illusions.

Du bel ouvrage
Par Lorène de Bonnay
De Simon Stone à Antonio Latella, la famille est à l’honneur, dans cette 71e édition. L’auteur et metteur en scène australien invente l’histoire brûlante des Kerkman, à partir de figures empruntées au dramaturge norvégien. L’architecture de sa « Maison d’Ibsen », mêlant les styles et les époques, en impose.

De sacrées empoisonneuses
Par Lorène de Bonnay
Katie Mitchell dévoile une lecture piquante des « Bonnes » : leur aliénation, qui résonne avec celle de milliers de personnes actuelles, est soulignée par des moyens scéniques efficaces. Le malaise, appelé de ses vœux par Genet, culmine dans la salle.

Anatomie de la langue fasciste
Par Lorène de Bonnay
Avec « Le sec et l’humide », le flamand Guy Cassiers poursuit son exploration fascinante de l’histoire politique européenne. Son spectacle questionne finement la figure du Mal, qui ne cesse de faire retour, et prend ici le visage du fasciste belge Léon Degrelle.